Nous étions 14 marcheurs ce jeudi 11 juin au départ du village d’Arfeuilles dans l’Allier, pour un périple de 18 km organisé par René Sales.
Une balade fort plaisante, sous une météo idéale et tempérée pour découvrir la Montagne bourbonnaise, région qui mériterait d’être davantage mise en valeur avec ses magnifiques paysages, ses recoins secrets et ses forêts à perte de vue. René nous mena ainsi par des chemins qu’il connaissait parfaitement sur un parcours permettant de saisir toute la diversité de la beauté de ce territoire. Le clou de la balade fut la découverte de la cascade de la Pisserote, où nous accédâmes après une descente assez délicate à travers bois, située au fond d’un vallon profond.
Autrefois, les gens du coin attribuaient la puissance des eaux de cette cuvette circulaire de granite à des fées. Nombre de personnes et d’animaux y auraient perdu la vie. Mais pas de pertes à déplorer dans notre groupe qui s’installa sur place pour pique-niquer, l’occasion de sympathiser avec une dame qui était venue là en repérage avec son brave toutou Léon âgé de 14 ans (rien à voir avec le pape Léon XIV).
Puis, remontée vers des hauteurs plus ensoleillées, avec l’arrivée au hameau Le Verger, perdu en pleine campagne et dans le 21ème siècle. Avant d’atteindre un calvaire sur un promontoire offrant au regard une vue panoramique portant jusqu’à la chaîne des Puys.
Comme d’habitude, au cours de ces marches, on apprend beaucoup des autres. Avec Philippe, par exemple, qui avec patience arriva à me faire comprendre les subtilités du classement français des joueurs de tennis, lui-même étant en 34ème position (bravo). Ou avec Yvette, enfant du pays, qui nous raconta comment il lui fallait faire plusieurs kilomètres à pied quel que soit le temps, à l’âge de 6 ou 7 ans pour se rendre à l’école locale.
Il était une fois… Quant à Jean-Pierre, fidèle à lui-même, il fut intarissable en jeux de mots, et jusqu’au bout d’ailleurs, quand il nous dit que la patronne du café qui nous attendait à notre retour à Arfeuilles et avec laquelle nous avions convenu d’arriver à 16 heures pourrait entendre les 4 coups de la cloche de l’église du village pour rouvrir son bar, sauf « si elle était dure de l’Arfeuilles ».
Pour oublier petits et grands maux, de bons mots, mais surtout cette superbe balade concoctée par René, et les délicieux clafoutis de son épouse Solange que nous avons dégustés sans modération.
NV